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Élections présidentielles 2017

Nous voici à un nouveau tournant important de la vie politique française. EELV a décidé d'être porteur de l'écologie politique dans cette campagne présidentielle pleine d'enjeux extrêmement importants… à nos lectrices et lecteurs de nous donner leurs points de vue et nous essayerons de leur apporter toutes les informations dont nous disposerons.

 

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 05:44

2012-2017 socialistes et écologistes, ensemble pour combattre la crise et bâtir un autre modèle de vivre ensemble.

 

Cliquez sur l'image ci-dessous pour le texte complet

 

II – Imaginer un nouveau modèle de développement économique, social et écologique


1) Produire autrement
2) Travailler tous, travailler mieux
3) Rendre l’impôt plus juste, plus citoyen, plus écologique


 

II – Imaginer un nouveau modèle économique, social et écologique


1) Produire autrement

 

La France ne pourra maintenir son rang ni son système de protection sociale si elle abandonne la
production. Or, depuis 30 ans, deux millions d'emplois industriels ont disparu et le nombre comme
les revenus des paysans se sont effondrés. Dans le même temps, de nouvelles nations émergent qui
fondent leur croissance sur l'épuisement des matières premières et des ressources naturelles. Ici
comme ailleurs, nous vivons l'épuisement d'un hyper-productivisme oublieux des fins humaines. Ici
comme ailleurs, les femmes et les hommes aspirent à une autre logique. Elle suppose de réconcilier
production et préservation, de revaloriser le travail et de créer des emplois pour tous, de soutenir les
entreprises en reconversion, d'orienter les capacités de formation, de recherche, d'innovation pour
inventer les nouvelles façons de fabriquer, consommer, acheminer.


La croissance, mais de quoi ? S'il s'agit de la croissance du chômage des jeunes et des seniors, de
la précarité au travail ou des inégalités entre petites et très grandes entreprises, croître est le
contraire de se développer. C'est pourquoi, sur la base du rapport de la Commission Stiglitz, nous
établirons un nouvel indicateur de développement humain. Outre les critères économiques
traditionnels d'évaluation du PIB, il mesurera la cohésion sociale (inégalités de revenus, accès au
logement et à la santé, services publics), d'émancipation individuelle (accès aux études supérieures)
et de préservation écologique (recyclage des déchets, qualité de l'air et de l'eau). Les conclusions
pertinentes du Grenelle, édulcorées ou sabotées par les gouvernements UMP successifs, feront
l'objet d'une mise en oeuvre effective. La « gouvernance à 5 » sera étendue à la gestion
d’organismes chargés de la protection environnementale (éco-emballages, etc.)

 

Soutenir notre industrie tout en accélérant sa conversion écologique est une urgence nationale.
La réduction des activités polluantes et la croissance de l'emploi – en particulier dans les secteurs
liés à la transition environnementale et énergétique de l'appareil productif – sont une même
ambition. Le rôle de la puissance publique, et d'abord de l'Etat stratège, est de favoriser cette
transformation. Dès lors, la sauvegarde et la modernisation de notre outil industriel, scientifique et
technologique est impérieux : pas d'innovation sans base productive existante. Nous encouragerons
les filières d'avenir – énergies nouvelles, mobilités durables, agro-ressources et éco-construction,
santé et biotechnologies, contenus culturels et télécommunications, prévention des pollutions
(pesticides, rejets industriels) et des risques, etc. – et nous développerons une politique de
formation et de reconversion des travailleurs des secteurs concernés. Nous inciterons, par la fiscalité
notamment, les relocalisations d'activité, ainsi que l'éco-conception et l'éco-labellisation des process
industriels. Une Banque publique d'investissement, mutualisant l'ensemble des moyens de
financement des entreprises, permettra de consolider leurs fonds propres pour qu'elles grandissent,
innovent, exportent. Elle sera déclinée sous forme de fonds régionaux, en lien avec les Régions et
les intercommunalités, les pôles de compétitivité, les clusters d'entreprises. Une agence des PME y
sera organisée. Ses financements seront prioritairement orientés vers la transition écologique de
l'économie et seront démultipliés par des dotations budgétaires annuelles, le livret Développement
Durable élargi et par des emprunts à bas taux auprès de la Banque européenne d'investissement
(BEI). Parce que le temps n'est plus à l'expérimentation, une loi-cadre organisant le développement
du tiers secteur d'économie sociale et solidaire sera votée. Au total, ces évolutions profondes
favoriseront la création de 600 000 emplois verts dans l'isolation thermique, les énergies
renouvelables, les infrastructures et les équipements ferroviaires, les transports en commun,
l'agriculture biologique. Dans le même temps, nous agirons pour réparer les dégâts humains et
territoriaux de la désindustrialisation : en faisant entrer la puissance publique au capital des
entreprises viables ou sur un secteur stratégique en proie à des difficultés conjoncturelles, en
instaurant un principe « délocaliseur-payeur » pour revitaliser les sites et reclasser les personnes, en
conditionnant les fonds accordés (maintien et création d'emplois, réduction des émissions de CO2,
plan de formation, prévention des maladies professionnelles), en facilitant l'accès de la commande
publique aux PME, en favorisant la reprise d'activité par les salariés.


Le temps est venu d'une nouvelle ambition pour l'agriculture et pour la pêche. La France n'est plus
la première puissance agricole d'Europe et 20 000 exploitations ferment chaque année. Ce sont
autant de drames humains et de pertes économiques. Le Président sortant a affiché son renoncement
lorsqu'il a lancé au Salon de l'agriculture : « l'environnement, ça commence à bien faire ».


Contrairement à la droite, nous disons la vérité : l'avenir n'est pas dans le productivisme intensif et
dévoreur de pesticides. Une telle voie est une impasse pour les agriculteurs eux-mêmes – pour leurs
revenus comme pour leur santé – et pour les consommateurs. Bien sûr, changer la donne relève
largement de la régulation internationale : inscription du droit à la souveraineté alimentaire dans la
charte des Nations unies et promotion d'une agriculture familiale autonome et vivrière dans les pays
en développement seront deux revendications de la France dans les discussions multilatérales. En
Europe, c'est la refonte de la PAC qui imposera la mobilisation du nouveau Gouvernement français
et de sa majorité : redistribution des aides plus équitables et abaissement de leur plafond,
indépendance protéinique de l'Union européenne, réévaluation de l'aide aux petites fermes dans le
cadre de la convergence des aides, conditionnalité de l'accès à la ressource et aux aides publiques
(impact environnemental, consommation de carburant et rejet de CO2, création d'emploi, respect
des conventions internationales – par exemple sur la sécurité et le statut des marins, la préservation
des ressources, etc). Mais la France ne saurait attendre les évolutions extérieures pour agir ! Nous
lancerons un débat national sur l'agriculture, la pêche et l'alimentation dès 2012 en vue d'une loi
d'orientation agricole débattue au Parlement en 2013. L'un des premiers actes de la législature
garantira le pluralisme syndical dans les inter-professions, condition d'un large débat démocratique.
Aucun enjeu ne sera occulté : réforme des soutiens publics en faveur de l’emploi et de
l’environnement, aide à l'installation agricole, refonte de la gestion foncière, relocalisation de
l'agriculture favorisant les productions de proximité en lien avec les collectivités locales, soutien à
l'agriculture paysanne et biologique pour atteindre les 20% de la SAU en bio, lutte à la source
contre les algues vertes, revalorisation de l'enseignement agricole, soutien à la pêche artisanale et
nouvelles zones protégées pour les poissons en milieu marin, soutien à la conversion vers une pêche
écologiquement soutenable et économiquement viable, création d'un ministère de la Mer,
suppression des politiques de soutien aux agrocarburants qui empiètent sur la production
alimentaire. Nous agirons pour stopper l'érosion de la biodiversité en rendant opposables les trames
vertes et bleues et restaurer notre patrimoine naturel.

 

 

2) Travailler tous, travailler mieux

 

Depuis dix ans et pour les prochaines années, l'UMP prône la course à la baisse des coûts. C'est une
triple faute qui précarise les salariés, plombe les finances publiques, dissuade les entreprises de
s'orienter vers les activités d'avenir et éco-responsables. Nous proposons une autre démarche fondée
sur l'innovation et la qualité, seul chemin pour un développement durable et riche en emplois.
Tout doit être engagé pour combattre le chômage des jeunes et des seniors. Nous renforcerons le
rôle des Régions dans la définition et la mise en oeuvre des politiques d'emploi et de formation des
jeunes. Nous encouragerons la création d'emplois d'avenir sur le modèle des emplois tremplins
régionaux dans les secteurs de l'innovation sociale et environnementale. Nous revaloriserons
l'enseignement professionnel et les métiers industriels ou agricoles. Nous lutterons contre le
décrochage des 150 000 jeunes qui quittent chaque année le système scolaire sans qualification,
formation ou emploi. Nous lutterons activement contre les stages abusifs. A l'autre bout des âges,
moins d'un salarié âgé de 59 ans sur dix a un emploi. Il est temps de prendre à bras le corps ce
gâchis économique et sociale ! De nouvelles solutions doivent être initiées : l'obligation de négocier
les accords de Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) tous les trois ans
dans les entreprises de plus de 300 salariés, le développement du tutorat car l'expérience est un
atout, l'interdiction du travail de nuit et des tâches physiques pour les travailleurs de plus de 55 ans.

 

L'amélioration de la qualité au travail est une condition du dynamisme économique. Contrairement
à la droite, nous ne pensons pas que des salariés pressurés et mis en concurrence rendent l'entreprise
plus compétitive. Au contraire, se rendre au travail la boule au ventre, être soumis à des horaires ou
des cadences impossibles, voir ses droits rognés peu à peu, sont autant de facteur de dégradation du
travail, donc de la performance de l'économie. Durant la prochaine législature, plusieurs décisions
interviendront pour inverser la tendance : redonner toute sa force à la négociation collective et
rétablir la hiérarchie des normes, permettre la présence des salariés et de leurs représentants dans les
instances de décision et de rémunérations des grandes entreprises, réformer la médecine du travail
et renforcer les CHSCT, soutenir les moyens de l'inspection du travail, conditionner les
exonérations de cotisations sociales à des conditions de travail décentes (recours au CDI, accords
salariaux, encadrement de la pratique des stages, etc.)

 

La bonne performance, c'est aussi prendre en compte les temps de la vie. Nous annulerons les
mécanismes ayant dégradé la bonne application des 35 heures : suppression des allègements de
cotisation sur les heures supplémentaires, remise en cause du repos dominical, extension du forfait
jour au mépris des recommandations du comité européen des droits sociaux. Nous organiserons une
conférence sociale réunissant l'Etat, le patronat et les organisations syndicales pour remettre à plat
la contre-réforme Sarkozy-Fillon des retraites afin de garantir de manière durable le système par
répartition : pour toutes celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt ou qui ont exercé des
métiers pénibles, l'âge légal de départ à 60 ans et à taux plein sera rétabli ; la pénibilité, les carrières
incomplètes et l'espérance de vie liée aux parcours professionnels seront prises en compte ; le
financement sera assuré grâce notamment à la contribution des revenus du capital, ainsi que des
établissements bancaires et financiers. Nous créerons une sécurité sociale professionnelle avec un
compte-temps formation pour permettre à chacun de reprendre des études, prendre un temps
sabbatique, rebondir après un licenciement ou progresser professionnellement. Le rééquilibrage des
temps de vie, comme les rémunérations et la qualité de vie au travail, sera remis à l’agenda social
avec les organisations syndicales.

 

L'égalité femmes-hommes est notre cause. Malgré les dispositifs juridiques et les politiques
publiques sur cette question, l'accès des femmes à l'emploi, à l'égalité salariale et aux
responsabilités, reste marqué par des discriminations importantes. Nous mènerons une action
résolue pendant toute la mandature pour faire passer l'égalité femmes-hommes du droit à la réalité
des situations.

 

 

3) Rendre l'impôt plus juste, plus citoyen, plus écologique

 

La dette publique est le fléau que N. Sarkozy lèguera à la France. Au terme de son quinquennat, elle
sera alourdie de 700 milliards d’euros et la Sécurité sociale aura accumulé 135 milliards de déficits.
Rembourser la charge de ses intérêts est devenu le premier budget du pays devant l’Education
nationale, ce qui prive notre pays des marges d'action pour faire redémarrer l'économie et engager
sa conversion écologique. Cette spirale est d'autant plus choquante qu'elle s'est opérée sur fond
d'injustice : depuis 2002, les cadeaux aux clientèles UMP se chiffrent à 75 milliards d'euros de
manque à gagner pour les finances publiques. La stratégie de redressement que nous engagerons
avec l’objectif d’un retour à l’équilibre en 2017 ne se fera pas au détriment de l'activité. Elle exigera
un effort qui ne sera consenti que parce qu'il sera juste. La réforme de la fiscalité sera engagée dès
l'entame de la mandature et elle obéira à deux principes : chacun contribuera selon ses moyens et les
revenus du capital seront soumis au même barème d'imposition que les revenus du travail.

 

La fiscalité sera plus équitable car plus progressive. Pour les ménages, à travers le rapprochement
de l'impôt sur le revenu et de la CSG qui fera reposer l'effort sur les revenus les plus élevés. Pour
les entreprises, grâce à l'allègement de l’impôt sur les sociétés pour celles qui investissent, tandis
qu’un relèvement du taux pénalisera celles qui distribueront leurs profits. Pour les collectivités
locales, avec une révision de la fiscalité assurant la péréquation entre et parmi les territoires. Nous
reviendrons au barème de l'impôt sur la fortune d'avant 2007 et nous réformerons la fiscalité sur les
grosses successions. Les niches fiscales et sociales seront remises à plat afin d'évaluer leur efficacité
économique, sociale et environnementale : ainsi, elles ne seront plus un refuge pour les privilégiés
désireux d'échapper à la contribution à l'intérêt général. Dans l'attente du déploiement de la réforme,
les revenus extravagants seront soumis à une tranche d'impôt sur le revenu exceptionnelle.

 

La fiscalité sera plus lisible, donc plus citoyenne : ce sera, entre autres, l'apport du prélèvement à la
source de l'impôt sur le revenu unifié et progressif, ainsi que de son adaptation aux évolutions de
carrière et de vie.

 

La fiscalité sera plus écologique. Une nouvelle assiette sera créée pour les cotisations sociales qui
favorise la production et l’emploi et qui dissuade la pollution et la consommation d’énergie. Nous
mettrons en oeuvre une contribution climat-énergie (36 euros la tonne en 2012, 56 euros en 2020),
mobiliserons l'épargne de long terme pour financer les investissements verts, examinerons les
modalités d'une TVA éco-modulable dans le cadre européen.

 

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Publié par Europe Ecologie Les Verts Aix les Bains & Environs - dans Informations présidentielles
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