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Élections présidentielles 2017

Nous voici à un nouveau tournant important de la vie politique française. EELV a décidé d'être porteur de l'écologie politique dans cette campagne présidentielle pleine d'enjeux extrêmement importants… à nos lectrices et lecteurs de nous donner leurs points de vue et nous essayerons de leur apporter toutes les informations dont nous disposerons.

 

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 05:49

2012-2017 socialistes et écologistes, ensemble pour combattre la crise et bâtir un autre modèle de vivre ensemble.

 

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III – Faire de la transition énergétique une urgence et une chance


1) Donner la priorité à l’efficacité énergétique
2) Rééquilibrer la production française d’électricité en faveur des énergies renouvelables
3) Réussir la révolution des transports

 



III – Faire de la transition énergétique une urgence et une chance


Pour faire face au dérèglement climatique et à l’épuisement des ressources naturelles, nous
considérons urgent d’accélérer la transition énergétique de notre pays afin de construire un modèle
de développement à la fois plus sobre dans l’utilisation des ressources et plus diversifié dans ses
sources de production de chaleur et d’électricité. Obligatoire, la transition énergétique n’en
constitue pas moins une chance exceptionnelle pour la France : elle impose en effet de développer
des filières industrielles dans des secteurs d’avenir, créatrices de richesse et d’emplois, mais
également de faire émerger de nouvelles manières de produire et de consommer, et donc de
nouveaux métiers, comme par exemple dans la rénovation thermique des bâtiments.
Dans le même temps, l’accident de Fukushima nous oblige à hausser encore notre niveau
d’exigence en matière de sûreté du parc nucléaire. Sur ce sujet, aucun compromis n’est possible,
aucune imprécision n’est tolérable. Il faudra également diversifier nos sources d’énergies et réduire
la part actuellement écrasante du nucléaire (plus de 75% aujourd’hui) dans le mix électrique
français.


Pour ce faire, nous organiserons un grand débat public, sur la base d’expertises représentant la
diversité des opinions et des travaux sur les scénarios énergétiques et leur évaluation économique,
pour associer l’ensemble des parties prenantes à la mise en oeuvre des engagements pris devant les
Français. Une loi-cadre sur la transition énergétique sera ensuite soumise à la discussion
parlementaire avant l’été 2013.


Notre politique énergétique sera fondée sur les trois axes suivants :


1) Donner la priorité à l’efficacité énergétique

 

Nous établirons un plan national d’efficacité énergétique dans l’ensemble des secteurs de
l’économie (industrie, résidentiel – dont appareils électroménagers -, transports, agriculture, etc.),
qui permettra de rationaliser les multiples dispositifs à l’oeuvre aujourd’hui et mobilisera tous les
leviers (réglementation, fiscalité, formation) visant notamment à réduire la consommation
d’électricité. La rénovation énergétique des bâtiments sera un pilier essentiel de ce plan national. A
cet égard, nous renforcerons la dynamique engagée dans le cadre du plan bâtiment Grenelle en
portant le rythme des rénovations BBC à un million de logements par an avec priorité à l'éradication
de la précarité énergétique et la rénovation des immeubles les plus énergivores. Un effort massif
sera fait sur les bâtiments tertiaires. Une tarification progressive de l’électricité et du gaz permettra
le droit effectif de tous aux services énergétiques de base, tout en luttant contre les gaspillages.
Nous traiterons efficacement de la question des « pertes d’énergie en ligne », notamment en
rapprochant la production de la consommation.

 

2) Rééquilibrer la production française d’électricité en faveur des énergies renouvelables

 

Nous réduirons la part du nucléaire dans la production électrique de 75% aujourd’hui à 50% en
2025 et engagerons :


- Un plan d’évolution du parc nucléaire existant prévoyant la réduction d’un tiers de la puissance
nucléaire installée par la fermeture progressive de 24 réacteurs, en commençant par l’arrêt immédiat
de Fessenheim et ensuite des installations les plus vulnérables, par leur situation en zone sismique
ou d’inondation, leur ancienneté et le coût des travaux nécessaires pour assurer la sécurité
maximale. Cette évolution intégrera les évaluations de l’ASN et de l’IRSN ainsi que le nécessaire
équilibre offre-demande.

 

- Une révision de la politique industrielle de l’Etat français concernant les réacteurs de troisième
génération mettant au coeur de notre nouvelle stratégie les questions de sûreté, d’intérêt économique
et énergétique. Dans ce cadre, le projet d’EPR de Penly, qui n’est pas aujourd’hui justifié tant du
point de vue industriel qu’énergétique, sera abandonné. Nos formations prennent acte de leur
désaccord sur l'avenir du chantier de l'EPR de Flamanville.

 

- Aucun nouveau projet de réacteur ne sera initié.

 

- La création d’une filière industrielle française d’excellence concernant le démantèlement des
installations nucléaires. Pour ce faire, nous créerons un institut international de formation au
démantèlement des installations nucléaires.

 

- Un acte II de la politique énergétique sera organisé d'ici la fin de la mandature pour faire l’examen
de la situation et des conditions de la poursuite de la réduction de la part du nucléaire.
Nous renforcerons les garanties de sûreté du parc nucléaire français et engagerons :

 

- Une réduction progressive de la sous-traitance et une révision du recours à celle-ci dans les
activités d'opérations et de maintenance des installations visant à garantir le plus haut niveau de
sûreté du parc en exploitation et à veiller au respect des droits sociaux des travailleurs du nucléaire.

 

- Une reconversion à emploi constant de la filière du retraitement et de fabrication du MOX, et des
moyens de stockage des différents types de déchets notamment le laboratoire de Bure, en centres
d’excellence du traitement des déchets et du démantèlement.

 

- Le financement des charges futures (démantèlement et déchets) sera réformé afin d’en garantir
l’effectivité. L’organisation de la sûreté nucléaire sera renforcée et revue afin d’y inclure l’expertise
contradictoire et internationale. Les citoyens devront être régulièrement informés et associés à cette
démarche.

 

- Une stratégie nationale et interrégionale pour la reconversion et l’aménagement des territoires
concernés par la fermeture des installations sera mise en place

 

Nous assurerons la montée en puissance des énergies renouvelables sans exclusive
Le régime de soutien aux énergies renouvelables sera remis à plat (régime administratif, tarifs et
conditions d’achat, autres systèmes de soutiens, droit et moyen de participation citoyenne à
l’investissement, etc.) pour soutenir leur développement et la R&D des technologies les plus
prometteuses (éolien offshore flottant, photovoltaïque de troisième génération, agrocarburants à
base d’algues, etc.) et pour inciter au déploiement des ENR, proches de la compétitivité. Nous
accélèrerons la recherche sur le stockage de l’électricité.

 

La recherche publique (notamment l’activité du CEAEA) sera réorientée prioritairement vers
l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, leur intégration dans le réseau et les moyens de
stockage, ainsi que vers la maîtrise du risque nucléaire (sûreté, déchets, démantèlement).
Nous réexaminerons les conditions de gouvernance du secteur énergétique. Le secteur de l'énergie
reviendra au sein du grand ministère du développement durable. Un bilan exhaustif des réformes
nationales et européennes sur la libéralisation du secteur sera tiré afin d’en corriger les défauts au vu
de nos objectifs de politique énergétique. Les réseaux de transport et de distribution, séparés des
activités de production et commercialisation, seront gardés sous maîtrise publique. Leur évolution
vers des réseaux plus intelligents sera encouragée sous tous ses aspects pour améliorer les services
délivrés, maîtriser les coûts, intégrer une part croissante d’ENR et optimiser l’équilibre offredemande
aux différentes échelles. Il s’agira aussi de décentraliser en donnant un réel pouvoir aux
autorités locales et territoriales et favoriser les stratégies et politiques locales de l'énergie
La France agira enfin pour que l’Union européenne porte son objectif de réduction des émissions de
gaz à effet de serre à l'horizon 2020 à 30%. Elle adaptera son plan national de lutte contre le
dérèglement climatique en ce sens, et son plan national d’adaptation pour qu’il intègre l’ensemble
de la mutation climatique et énergétique. Elle respectera ses engagements internationaux en matière
de solidarité climatique et énergétique. L’exploration et l’exploitation d’hydrocarbures non
conventionnels (gaz et huiles de schiste) seront interdits, les permis en cours seront abrogés et les
importations découragées.

 

 

3) Réussir la révolution des transports

 

Nous investirons massivement dans les transports collectifs avec la création de « France
Infrastructures » et adopterons un plan pluriannuel de financement en ce sens, grâce à des
ressources nouvelles, y compris pour les transports urbains et les TER.

 

Nous réviserons la « LOTI » pour donner aux pouvoirs publics un vrai rôle d’Autorité Organisatrice
de la Mobilité Durable avec schémas régionaux prescriptifs et nous fixerons plusieurs objectifs :
diminution de la place de la voiture en ville ; mise en place d’une politique national vélo ;
développement du FRET ferroviaire et fluvial; bonus-malus et rééquilibrage de la fiscalité des
carburants pour accélérer la dépollution et réduire la puissance des véhicules ; soutien à la
conversion de l’industrie automobile vers les véhicules non polluants. Nous examinerons tous les
projets d'infrastructure planifiés et financés par l'Etat (aérien, ferroviaire, routier), notamment
inscrits au sein du Schéma national des infrastructures de transports (SNIT) sur la base de critères
de moindre impact environnemental et énergétique, de meilleure efficacité des fonds publics, du
droit à la mobilité du plus grand nombre, du renforcement des proximités, lutte contre l’étalement
urbain. Dans ce cadre, nous prenons acte d'un désaccord entre nos formations politiques sur
l'opportunité de l’aéroport de Notre Dame des Landes.

 

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Publié par Europe Ecologie Les Verts Aix les Bains & Environs - dans Informations présidentielles
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