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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 15:41

Edward_Abbey.jpgVoici une belle lecture de vacances pour les personnes qui aiment l'Amérique de l'ouest, la nature et se soucient d'écologie. Bouquin suggéré par un ami libraire qui est tombé droit dans le mille. On trouvera des informations sur l'auteur, Edward Abbey sur wikipédia (les pages US seront plus complètes). Au moment où il écrit cet ouvrage, "Désert solitaire", il est "ranger" dans le parc national "Arches" en 1957 et il nous parle avec prémonition de ce que pourraient devenir les parcs américains, et avec poésie de tout le reste. Nos lecteurs qui suivront cette piste découvriront bien des pages merveilleuses. Les chapitres sont classés par thèmes : les serpents, les cow-boys et les indiens, l'eau, etc… Je vous propose l'extrait suivant :

 

De l'eau, de l'eau, de l'eau… Il n'y a pas pénurie d'eau dans le désert ; l'eau y est présente exactement dans la quantité qu'il faut, en un ratio parfait entre eau et roche, eau et sable, qui permet et garantit ce vaste, ce libre, ce généreux espacement entre les plantes et les animaux, les maisons et les villages et les villes, qui fait de l'Ouest aride une région si différente de toutes les autres. Ici l'eau ne manque pas, sauf si vous essayez de bâtir une ville où nulle ville nde devrait se trouver.

 

Évidemment, les Entrepreneurs - hommes politiques, hommes d'affaires, banquiers, administrateurs, ingénieurs - voient les choses d'un autre œil et se plaignent amèrement et inlassablement d'une terrible pénurie d'eau, notamment dans le Sud-Ouest. Ils élaborent des projets d'ampleur étonnante pour détourner l'eau par lacs artificiels entiers depuis le fleuve Columbia, ou même le Yukon, et la canaliser jusqu'en Utah, au Colorado, en Arizona et Nouveau Mexique.

 

Dans quel but ? " Par anticipation sur les besoins à venir, afin de soutenir la croissance industrielle et démographique du Sud-Ouest." C'est dans ce genre de réponse que l'on voit que c'est toujours le même vieux jeu de chiffres, la lancinante monomanie d'esprits petits et très simples prisonniers d'une obsession. Ils ne voient pas que la croissance pour la croissance est une folie cancéreuse ; que Phoenix et Albuquerque ne seront pas des villes plus plaisantes à vivre lorsque leur population aura doublé, doublé et doublé encore. Ils ne comprendront jamais qu'un système économique qui ne peut que croître ou mourir est nécessairement traîre à tout ce qui est humain.

 

Cessons là les futiles digressions : le programme est fixé et la contestation ne suffira pas à elle seule à stopper l'avancée du glacier de fer qui nous écrasera.

 

On peut facilement imaginer ces lignes écrites par un écologiste aujourd'hui et je les dédie à notre ami Yves Paccalet qui sans doute ne les reniera pas. Je suggère à nos lecteurs qui auraient aimé ce passage deux nouvelles pistes de vacances à explorer avant qu'il ne soit trop tard. Allez au cinéma voir "Gold", de Thomas Arslan, en priorité (des émigrés allemands participent à la Ruée vers l'or), et puis "Lone ranger" vous fera aussi passer un très bon moment en dépit de la durée de la séance (dont une très belle évocation, sans concessions, du "cheval de fer", cette "Pieuvre" de Norris).

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Publié par Daniel - dans Lectures
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