Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Élections présidentielles 2017

Nous voici à un nouveau tournant important de la vie politique française. EELV a décidé d'être porteur de l'écologie politique dans cette campagne présidentielle pleine d'enjeux extrêmement importants… à nos lectrices et lecteurs de nous donner leurs points de vue et nous essayerons de leur apporter toutes les informations dont nous disposerons.

 

CHAINES VIDEOS DE YANNICK JADOT
https://www.youtube.com/channel/UCJg0QqSuqN5caoOtjpjG4KA
http://www.dailymotion.com/jadot2017

Rechercher

Nous contacter

En cas de problème, question, n'hésitez pas à nous envoyer un courriel à aixlesbains.ecologie @ gmail.com (sans espaces

Retrouvez-nous sur
LogoFacebook.jpg

Nous rejoindre

Vous pouvez soit nous soutenir en faisant un don ou en adhérant pour rejoindre le rassemblement des écologistes soit en coopérateur (en étant membre d'un autre parti politique) ou soit en adhérent du parti.
 

 

AGENDA

Nous contacter

Des infos plus précises seront données ultérieurement.

logoeelv2011blanc

22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 06:00

Tribune libre de Daniel Bret : Ce livre paru en août 2014, peu après que les écologistes aient quitté le gouvernement, a fait l'objet de débats assez vifs chez les "écolos"(1) et même en dehors des écolos. J'ai donc été tenté de le lire et j'ai découvert un ouvrage passionnant. Cécile Duflot nous fait part avec lucidité et sincérité de ses incertitudes, des difficultés de la tâche qu'elle a essayé de mener à bien, des grandes amitiés qui l'ont entourées, et des oppositions plus ou moins franches et parfois indignes. On peut être d'accord avec elle ou non, mais dans tous les cas la lecture est intéressante, claire et agréable. Donc un beau cadeau pour Noël. Voici quatre extraits à l'intention des lectrices et lecteurs de ce blog. Je remercie les animateurs du groupe EELV Aix-les-bains de m'avoir ouvert cette page qui n'engage que moi qui suis retiré de la vie politique.

.

Voici un passage qui m'a rappelé nos relations avec le PS aixois dans le cadre de la préparation des élections municipales : "Ils campent sur des positions désuètes…"

"Dominique Voynet avait déclaré qu'elle était écologiste dans un gouvernement qui ne l'était pas. Quinze ans après, rien n'a changé.
Je crois que nous avons perdu deux années fondamentales. Depuis le 6 mai 2012, les socialistes attendent le retour de la croissance. Tout se déroule comme s'ils appartenaient à un vieux monde et qu'ils ne voulaient pas comprendre qu'il fallait en construire un nouveau. Ils campent sur des positions désuètes et croient encore au mirage d'un monde productiviste qui retrouvera son âge d'or avec la reprise économique et le retour de la croissance.
Pendant deux ans, François Hollande s'est consacré de manière unilatérale à cette tâche. Sa conviction réelle était que le basculement allait arriver. Dès lors, l'écologie était au mieux un gadget, au pire une contrainte supplémentaire qui pèse sur l'activité économique ou sur les entreprises.
J'ai cru que nous parviendrions à le faire changer d'avis. Ou simplement que l'absence de croissance et la prise de conscience du changement climatique à travers le monde hâteraient sa mue. Je me suis four
voyée."

.

À propos du Front national et de Valls : "C'est un désaccord fondamental entre les socialistes et moi : il faut affronter l'extrême droite et offrir un autre horizon."

"Au fond, sur toutes ces questions, c'est toujours la même histoire : la tétanie face au FN. Or, cette attitude n'a pas fait reculer le FN, mais l'a fait monter. C'est un désaccord fondamental entre les socialistes et moi : il faut affronter l'extrême droite et offrir un autre horizon. Vraiment. Je ne supporterai jamais qu'on renonce à nos convictions sous prétexte que ça risquerait de faire progresser le FN. C'est en allant sur son terrain qu'on fait prospérer l'extrême droite, pas en affirmant nos idées, en tenant nos promesses. D'ailleurs, cela s'est déjà produit entre 2007 et 2012. En reprenant ses idées, Nicolas Sarkozy a fait le jeu de Marine Le Pen. Ne reproduisons pas les mêmes erreurs à gauche.
Quand le ministre de l'Intérieur ne parle que des Roms, les trois quarts de la population française qui n'en ont jamais vu se disent qu'il doit y avoir un problème. Or, les Roms ne sont pas un problème pour la France, c'est un mensonge éhonté que de le soutenir. Il faut simplement résoudre le problème que pose leur installation dans certains lieux et ne pas l'amplifier.
Les déclarations discriminantes ne seront jamais la solution pour moi.

Or, de cette gauche qui n'en a plus que le nom, je n'en veux pas. Avec ce ministre‑là, je ne pourrai pas travailler. Dans la ligne qu'il incarne, je ne me reconnaîtrai jamais. Elle est contraire à ce que je pense, contraire aux valeurs dans lesquelles j'ai été élevée, contraire à ce que je suis, contraire à ce que je fais."

.

Sur les socialistes et l'accord pour les législatives : "Sans l'accord PS-EELV qui nous a permis de faire élire 17 députés écologistes, le PS n'aurait jamais obtenu la majorité absolue à l'Assemblée."

"L'accord entre les écologistes et les socialistes est un choix politique assumé de part et d'autre. Une stratégie qui avait déjà porté ses fruits aux élections régionales. Mais voilà, souvent, les plus forts pensent qu'ils pourront gagner tout seuls. Ils ont tendance à considérer que les petits doivent se plier et qu'ils peuvent alors oublier leurs engagements, ne plus les appliquer. Pour la première fois depuis longtemps, Martine Aubry n'a pas eu cette attitude avec les écologistes; elle nous a considérés comme des partenaires. Je ne réécris pas l'histoire, je ne dis pas que tout a été facile. Il y a eu des moments de tension entre nous, car elle sait défendre ses intérêts autant que sa famille politique, et moi aussi. Mais personne n'a gagné et personne n'a perdu. Ou, plutôt, nous avons tous gagné, créant les conditions de la victoire à la présidentielle et aux législatives. Sans l'accord PS-EELV qui nous a permis de faire élire 17 députés écologistes, le PS n'aurait jamais obtenu la majorité absolue à l'Assemblée. Il n'y aurait jamais eu 293 députés socialistes sans cette stratégie. Que cela plaise ou non, voilà la vérité."

.

Pour conclure : "L'écologie politique reste pour moi la seule idée neuve depuis 1945."

"Le paysage politique s'est dessiné, de fait, dans une situation de pré‑crise, et il a cahin‑caha survécu à la crise. Mais le diagnostic qu'on en fait est erroné; en disant «Que va‑t‑on faire face à la crise? », en espérant revenir à un âge d'or idéalisé, nos dirigeants se sont trompés. Au bout de trente ans, on est obligé de reconnaître que l'on n'est pas confronté à «des crises », mais à «la crise» d'un modèle et qu'il faut le dépasser et en inventer un nouveau.

Notre continent a connu une révolution agraire, une révolution industrielle; il est capable d'engager la révolution écologique. Mais, pour cela, il faut mobiliser l'ensemble des acteurs et avoir les dirigeants politiques qui portent ce projet. C'est le seul moyen de répondre à la crise climatique et à celle de la biodiversité. On ne mobilisera jamais aucun peuple, aucun pays, autour de la dette et de la réduction des déficits publics. Cela peut être un moyen, en aucun cas un objectif. Or, ces deux dernières années, c'est le seul horizon qu'on ait tracé, le seul but qu'on ait fixé à la politique menée. Et l'échec est au rendez‑vous.

Dans cette période trouble, notre société manque de vision, de grand projet. L'écologie politique reste pour moi la seule idée neuve depuis 1945. Loin d'être une utopie de minoritaires ou de marginaux, je crois au contraire qu'elle peut être le grand dessein de notre société. J'ai constaté combien les questions qu'elle posait se trouvent en réalité au coeur des décisions du pouvoir. Voilà l'ambition de l'écologie. Elle n'est pas l'affaire d'un ministère, et encore moins d'une ou de quelques personnes. Elle concerne tout le monde.

C'est dans cette aventure que je souhaite pleinement m'engager. Elle ne sera pas un chemin solitaire. Alors que, en Europe et aux quatre coins de notre planète, des millions de citoyens sont en train d'essayer d'inventer un autre monde, nous ne pouvons accepter en France de prendre encore du retard. « Le changement, c'est maintenant », disait le slogan. C'est maintenant ou jamais."

 

(1) en particulier avec Yves Pacallet qui avait essayé de démolir le livre de Cécile tout en avouant qu'il ne l'avait pas lu. Drôle d'honnêteté intellectuelle. http://www.yves-paccalet.fr/2014/08/21/cecile-duflot-et-son-brulot

 

 

 

Un livre à offrir : "Cécile Duflot, De l'intérieur"
Repost 0